Tasmanie

Au cœur d’une île sauvage

Bienvenue en Tasmanie, terre de nature intacte et d’horizons calmes.
Entre baies turquoise, montagnes de granit et forêts d’eucalyptus, l’île invite à la randonnée, à la contemplation et aux routes côtières.

Wineglass Bay dans le parc national de Freycinet

Hobart vue depuis le sommet du Mount Wellington

Plan de la page

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Une île à part, sauvage et préservée


🏝️ Pourquoi visiter la Tasmanie ?

La Tasmanie est l’une des destinations les plus singulières d’Australie. Séparée du continent par le détroit de Bass, cette grande île séduit par son authenticité, son histoire mouvementée et la beauté intacte de ses paysages. Entre montagnes escarpées, forêts primaires, plages désertes et faune endémique, elle offre une immersion rare dans une nature préservée. Loin de l’effervescence des grandes villes australiennes, la Tasmanie propose un voyage hors du temps, où chaque route mène à une découverte : un parc national classé, un village chargé d’histoire ou encore une baie d’un bleu éclatant. C’est aussi un territoire au climat plus frais, aux saisons marquées, idéal pour les amateurs de randonnées, de tranquillité et de grands espaces. Visiter la Tasmanie, c’est explorer un autre visage de l’Australie, plus secret, plus sauvage, et tout aussi fascinant.


✈️ Informations pratiques

Pour rejoindre Hobart, la capitale, l'avion est de loin la solution la plus rapide et la plus simple, que ce soit depuis Sydney, Melbourne ou Canberra. C’est ce que nous avons choisi de faire, en voyageant à cinq : Tristan, Clara, Nell, Julien et moi-même. Voyager en groupe s’est révélé très économique, car nous avons pu mutualiser les frais de location de voiture et de logement, avec des prix particulièrement avantageux en hiver. Sur place, la voiture est indispensable pour découvrir l'île : les grands sites naturels sont souvent éloignés les uns des autres, avec parfois 2 à 3 heures de route entre chaque étape. Hobart concentre quelques activités culturelles intéressantes, mais l'essentiel de l'attrait de la Tasmanie réside dans ses paysages préservés et ses parcs nationaux. La meilleure période pour visiter l'île est l'été austral, en janvier-février, quand les températures sont agréables et les jours longs. Cependant, une visite en hiver (juin-juillet) offre une autre facette de la Tasmanie : calme absolu, tarifs avantageux, nature toujours magnifique malgré quelques nuits fraîches et journées pluvieuses. C’est à cette période que nous avons choisi de découvrir l’île.


📚 Un peu d'histoire

L’histoire humaine de la Tasmanie est aussi ancienne que tragique. Occupée depuis environ 40 000 ans par des peuples aborigènes, l'île a vu son destin basculer à partir du XVIIᵉ siècle, avec l'arrivée des Européens. En 1642, l'explorateur néerlandais Abel Tasman aperçoit ses côtes et la baptise Van Diemen's Land, en hommage au gouverneur des Indes néerlandaises qui avait financé son expédition. L'île conservera ce nom jusqu'au milieu du XIXᵉ siècle. La colonisation britannique débute officiellement en 1803, avec l'installation de 24 prisonniers et de leurs gardiens près de l'actuelle Hobart. Rapidement, les tensions avec les peuples aborigènes tournent au drame : la Black War (guerre noire) éclate entre 1820 et 1832. Ce conflit sanglant entraîne la quasi-extermination des populations autochtones, victimes d'affrontements violents, de maladies et d'un processus massif de dépossession. Si certains historiens parlent de génocide, d'autres débattent encore de la portée exacte du terme, mais tous s’accordent sur la gravité des faits. En 1933, l’île a été le théâtre de la disparition de l’un de ses animaux les plus emblématiques : le thylacine, surnommé le « tigre de Tasmanie ». Ce grand marsupial carnivore au pelage rayé s’est éteint en captivité, marquant la fin d’une espèce unique au monde. Aujourd'hui, la Tasmanie est un État fédéré de l’Australie, largement tourné vers la préservation de sa nature. Grâce à une hydroélectricité abondante, l’île produit une énergie quasi totalement décarbonée, et son isolement naturel lui a permis de conserver une biodiversité exceptionnelle, relativement protégée des espèces invasives et des grands incendies qui ravagent d'autres régions australiennes.

📅 Mon planning


Après avoir repéré les incontournables de l'île, j'ai élaboré un planning optimisé pour quatre jours sur place. Voyager en hiver impose quelques contraintes supplémentaires : la nuit tombe dès 17h. Pour maximiser notre temps de visite, j’ai donc structuré les journées de manière à privilégier les trajets en voiture en fin d’après-midi ou en soirée, lorsque la lumière naturelle devient insuffisante pour explorer les sites.

Jour 19/07 20/07 21/07 22/07
Région Sud-Est Freycinet National Park Bruny Island Hobart
Matin Sydney : 6h45
Hobart : 8h35
Port Arthur
Randonnée Freycinet Randonnée Bruny Island Parliament House
Mount Wellington
Après-midi Tasman National Park MONA
Soir Route (3h) Route (2h40) Route (1h30) Aéroport Hobart : 16h40
Nuit Freycinet Hobart Hobart

Récit jour par jour


Jour 1 – De Hobart à Freycinet : entre histoire, nature et route sauvage

Matin – Arrivée à Hobart et découverte de Port Arthur

Ce premier jour de voyage a commencé très tôt. Nell et Clara, parties en car au petit matin depuis Canberra, nous ont rejoints à Sydney pour prendre le premier vol vers la Tasmanie. Après un vol sans encombre, nous avons atterri à Hobart à 8h35, sous un ciel dégagé et une température hivernale étonnamment douce. À l’aéroport, nous avons récupéré la voiture de location, réservée à l’avance. À peine installés, nous avons pris la route en direction de Port Arthur, l’un des sites historiques majeurs de l’île. En chemin, nous avons fait une brève halte à un point de vue panoramique offrant une superbe vue sur la côte tasmanienne. La visite de Port Arthur, malgré un prix d’entrée un peu élevé, était à la hauteur de nos attentes : le cadre naturel, les ruines bien conservées et l’ambiance paisible du site invitent à la réflexion sur l’histoire coloniale et carcérale de la région.

Après-midi – Randonnée dans le Tasman National Park

En remontant vers le nord, nous avons marqué une pause pour explorer les sentiers du Tasman National Park. Nell et Clara, épuisées par leur réveil aux aurores, ont préféré se reposer. Pendant ce temps, avec Tristan et Julien, nous avons effectué une petite randonnée en bord de falaise. Ce moment en pleine nature nous a permis de profiter de paysages sauvages superbes, typiques de la côte Est de la Tasmanie.

Soir – Route vers Freycinet et arrivée au logement

En fin d’après-midi, nous avons repris la route pour rejoindre notre logement situé près du Parc national de Freycinet, à environ 2h40 de route. Sur le chemin, nous avons dû emprunter une portion non goudronnée, en terre et en sable, rendant la conduite un peu plus délicate. Par ailleurs il faut aussi mentionner que rouler de nuit en Tasmanie nécessite une grande prudence : la faune locale est abondante et il n’est pas rare, hélas, de voir des animaux sauvages percutés sur la route.

Jour 2 – Exploration du Freycinet National Park

Matin & après-midi – Randonnées dans le parc national de Freycinet

Cette deuxième journée était entièrement consacrée à la découverte du Freycinet National Park, l’un des joyaux naturels de la côte Est tasmanienne. Dès le matin, nous sommes partis randonner dans le parc, bien guidés par les itinéraires sélectionnés par Julien, qui s'était chargé de cette mission avant le départ. Grâce à l’application AllTrails, il avait repéré plusieurs circuits de randonnée. Et il faut le dire : il a fait un excellent choix.

Les sentiers empruntés nous ont menés à travers des forêts d’eucalyptus, des formations rocheuses spectaculaires et jusqu’à des plages isolées, offrant des panoramas exceptionnels sur la baie de Wineglass. Une pluie passagère est venue s’inviter dans l’après-midi, mais cela n’a en rien gâché notre plaisir. J'avais anticipé ce genre de météo en prenant mon parapluie, ce qui m’a permis de continuer sereinement la balade, dans une ambiance plus brumeuse et sauvage. Nous avons croisé peu de monde, et cette relative solitude a renforcé le charme du lieu.

Soir – Trajet retour vers Hobart

En fin d’après-midi, nous avons pris la route pour retourner à Hobart, où nous avions réservé un Airbnb spacieux. Le trajet s’est déroulé sans encombre. Arrivés à destination, nous avons découvert une maison confortable, idéale pour cinq personnes, bien équipée et proche des commerces.

Jour 3 – Excursion sur Bruny Island

Matin – Trajet et arrivée sur l’île

Nous sommes partis de Hobart relativement tôt, ce dimanche matin, afin de rejoindre Bruny Island, l’une des excursions les plus emblématiques à faire dans les environs. Pour y accéder, il faut emprunter un ferry au départ de Kettering, à une quarantaine de minutes de route au sud de Hobart.

Une fois arrivés sur l’île, nous avons poursuivi notre route vers le sud pour atteindre The Neck, une étroite bande de terre qui relie les deux parties de l’île. C’est là que se trouve le Truganini Lookout, un superbe point de vue accessible par un escalier de bois qui offre une vue spectaculaire sur l’océan, les plages et la géographie si particulière de l’île. Ce lieu est également réputé pour l’observation des manchots pygmées, qui viennent y nicher à la tombée de la nuit, principalement entre septembre et février. Malheureusement, en juillet, nous n’étions pas dans la bonne période pour assister à ce spectacle naturel.

Après-midi – Découvertes et balades

Le reste de la journée a été ponctué de courtes randonnées, de promenades côtières et d’arrêts spontanés pour profiter des paysages de falaises, plages désertes et forêts denses. L’ambiance sur l’île est à la fois sauvage et paisible.

Soir – Retour à Hobart

En fin de journée, nous avons repris la route en direction du terminal du ferry, en prenant soin de vérifier l’heure de départ du dernier ferry !

Jour 4 – Derniers instants à Hobart entre institutions, sommets… et art contemporain

Matin – Parlement de Tasmanie

Pour cette dernière journée en Tasmanie, nous sommes restés aux alentours d’Hobart. La matinée a débuté par une promenade dans le centre-ville, le long du port, dans une ambiance paisible et ensoleillée. Un peu sur un coup de tête, nous avons décidé d’entrer dans le Parlement de Tasmanie, l’un des plus anciens d’Australie – le deuxième à avoir été fondé, après celui de Sydney. La visite guidée, à laquelle nous avons pu participer sans réservation préalable, fut très agréable et instructive.

Milieu de journée – Mont Wellington

Après cette visite, nous avons repris la voiture pour nous rendre au Mont Wellington, qui surplombe Hobart. Accessible facilement par la route, le sommet offre une vue exceptionnelle sur la ville, la côte et les îles au large… du moins quand les nuages ne s’en mêlent pas ! La météo y est en effet très changeante : en quelques minutes, nous sommes passés d’un ciel totalement dégagé à une épaisse mer de nuages !

Après-midi – Un musée inattendu

Je souhaitais visiter la Tasmanian Museum and Art Gallery, mais celle-ci était malheureusement fermée ce jour-là. Sur les conseils du père de Clara — peintre de profession — nous nous sommes alors tournés vers une alternative audacieuse : le MONA, le Museum of Old and New Art. J’étais d’abord un peu réticent, les musées d’art contemporain ne m’ayant pas toujours convaincu… mais ce musée s’est avéré être une véritable claque visuelle ! Créé par un millionnaire passionné d’art, David Walsh, le MONA est installé dans un bâtiment semi-enterré qui se visite en descendant dans les profondeurs par un ascenseur en verre. L’expérience y est immersive, parfois provocante, mais toujours fascinante. Certaines œuvres sont monumentales, d’autres étranges, mais toutes sont pensées pour interroger le visiteur. L’entrée est un peu onéreuse, mais l’expérience unique vaut largement son prix.

Fin de journée – Retour à la maison

Ce fut la dernière étape de notre périple tasmanien. Nous avons ensuite pris la direction de l’aéroport pour ramener la voiture de location, avant que Nell et Clara ne repartent vers Canberra, et que Julien, Tristan et moi prenions notre vol du soir pour Sydney. Une belle conclusion pour une escapade intense, riche en découvertes, et marquée par la beauté brute et sauvage de la Tasmanie.

Sud-Est de la Tasmanie

Jour 1 et 2


🌿 Splendeurs naturelles et héritage pénitentiaire

Cette région de la Tasmanie concentre certains des sites les plus emblématiques de l'île, entre nature brute et mémoire historique. Des falaises spectaculaires du parc national Tasman aux plages parfaites du Freycinet National Park, en passant par le poignant site pénitentiaire de Port Arthur, le Sud-Est offre un condensé d’histoire, de randonnées et de panoramas inoubliables.


Que voir ?

Sud de la Tasmanie

Jour 3


🏝️ Île préservée et nature sauvage

La partie sud de la Tasmanie se distingue par ses paysages bruts, son isolement et sa nature encore très peu façonnée par l’homme. Entre les terres vierges du Southwest National Park et les panoramas côtiers spectaculaires de Bruny Island, cette région séduit par sa tranquillité et son authenticité. J’ai particulièrement aimé Bruny Island, une île paisible et magnifique, composée de deux parties reliées par un isthme — une fine bande de sable entre deux baies. On y accède en ferry depuis Kettering, au sud de Hobart, et l’ambiance y est vraiment agréable : plages isolées, forêts d’eucalyptus et points de vue superbes sur l’océan. Un vrai bol d’air ! Et surtout, petit conseil avant de partir : n’oubliez pas de vérifier les horaires du ferry… sous peine de devoir y passer la nuit !


Bruny Island ★★★


Southwest National Park ★★

Le parc national du Sud-Ouest couvre une vaste zone sauvage à l’extrême sud de la Tasmanie. C’est l’un des territoires les plus isolés et préservés de l’île, accessible uniquement avec un bon équipement ou lors d’expéditions organisées. Je ne l’ai pas visité, mais il est réputé pour son caractère brut et sa nature totalement intacte.

Hobart

Jour 4


⛰️ Porte d’entrée sur la Tasmanie

Nichée entre l’estuaire de la Derwent River et les pentes du Mont Wellington, Hobart est une ville à taille humaine, paisible et surprenante. Capitale de la Tasmanie, elle mêle héritage colonial, culture contemporaine et beauté naturelle avec beaucoup d’équilibre. C’est souvent ici que débute un séjour sur l’île, et à juste titre : Hobart offre un premier aperçu de la richesse historique et environnementale de la région. Entre son port animé, ses bâtiments en pierre du XIXe siècle, ses marchés, ses musées et ses environs spectaculaires, elle mérite qu’on y consacre au moins une journée complète, si ce n’est plus.


⏳ Un peu d’histoire

Fondée en 1804, Hobart est la deuxième plus ancienne ville d’Australie après Sydney. Elle doit son nom à Robert Hobart, ancien secrétaire d’État britannique aux Colonies. Son origine remonte à un camp militaire installé à Risdon Cove, sur la rivière Derwent, dans un contexte de rivalité avec les explorateurs français. Rapidement déplacée à Sullivan’s Cove, la colonie devient un important centre pénitentiaire, alimenté notamment par les prisonniers transférés depuis Port Phillip. Cette implantation s’accompagne de conflits violents avec les peuples aborigènes locaux, notamment les Mouheneener, dont la population a rapidement été décimée par la guerre, les maladies et les déplacements forcés. Au XIXe siècle, Hobart se développe comme port majeur du commerce baleinier et de la construction navale. Elle devient officiellement une ville en 1842, mais voit son influence décliner face aux grandes métropoles du continent. Elle conserve cependant une forte identité culturelle, avec la création de l’université de Tasmanie, et accueille des visiteurs notables comme Charles Darwin et Mark Twain. Au XXe siècle, la ville connaît à la fois des drames (incendies de 1967, effondrement du pont Tasman en 1975) et des avancées, comme l’ouverture du premier casino légal d’Australie, en 1973. Aujourd’hui, Hobart profite d’un nouvel élan, porté par le tourisme, les grands projets urbains et la vitalité de ses institutions culturelles.


Que faire à Hobart ?

Nord et Centre de la Tasmanie

(non visités)


🌄 La Tasmanie sauvage, entre montagnes et plages désertes

Moins visitée que le sud ou l’est, la partie nord et centrale de la Tasmanie abrite pourtant certains des joyaux naturels les plus emblématiques de l’île. Le centre est marqué par des paysages montagneux, des lacs glaciaires et des forêts denses, parfaits pour la randonnée — à commencer par les parcs nationaux du Mont Field ou de Lake St Clair. Le nord, plus côtier, combine petites villes tranquilles comme Launceston et grands espaces sauvages comme la Cradle Mountain ou la Bay of Fires. Une région qui ravira les amateurs de nature, de calme, et de lieux encore peu fréquentés.


Le Centre


Le Nord

Conclusion


Organiser les trajets les plus longs en fin de journée s’est révélé être une excellente stratégie pour optimiser notre temps de visite, surtout en hiver où la nuit tombe très tôt. Grâce à cette organisation, nous avons pu profiter au maximum de chaque lieu sans perdre de précieuses heures de la journée sur la route.

Voyager à cinq a rendu cette aventure encore plus agréable et efficace. Partager les frais, discuter des prochaines étapes et vivre ensemble chaque moment a renforcé le caractère convivial de ce road trip. C’est aussi ce qui a contribué à rendre ce séjour en Tasmanie si unique.

La Tasmanie nous a véritablement émerveillés. Ses paysages époustouflants, la diversité de ses parcs nationaux et ses rencontres avec la faune locale, notamment les adorables wallabies, resteront gravés dans nos mémoires. Même en basse saison, les conditions étaient idéales pour une découverte paisible et authentique de l’île.

En résumé, la Tasmanie est une destination qui gagne à être explorée. Son charme opère à chaque instant, et ce voyage nous a prouvé que même en hiver, elle offre des expériences riches, variées et profondément marquantes. Un véritable coup de cœur !

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